Petit chat joueur de mots, je pelote mes poésies de caresses câlines et je griffe parfois pour défendre les maux. J'écris le "je", le "nous", le "vous" et je ronronne souvent sous l'effleure de ma plume. J'invente, je tente... Juste pour le plaisir.

Fines moustaches et libres pensées... Je guette la rime et vous partage mon petit coup de patte.

Je ne suis pas un écrivain... Je suis le chat "couseur de mots" et vous êtes... mes petites souris inspiratrices.

vendredi 10 septembre 2021

Le souffle du papillon

 

Le plus beau jour de ma vie...

Le plus beau jour de ma vie

c'est lorsque nos regards se sont frôlé pour la toute première fois

furtifs

furtifs mais intenses

quelques secondes noyées dans le temps

que j'ai gardé échouées sur une berge de ma mémoire

Quelques secondes où toi tu as tout de suite su

Quelques secondes qui m'ont perdu dans ce que, moi, je ne savais pas encore.


Le plus beau jour de ma vie

ce sont tous les hasards de nos rencontres après ça

Un regard, un mot, un sourire et un souffle parfois

Des hasards discrets, des hasards pressés, des hasards attardés

Des hasards profonds


Le plus beau jour de ma vie

Ce sont ces émotions qui ont brûlées en moi

Des émotions que je ne connaissais pas

Des émotions que je ne voulais pas entendre

et que j'essayais de taire dans un silence mortel

parce que je les croyais impures, mauvaises, interdites

Ces émotions

pour un regard, un mot, un sourire ou un souffle parfois.


Le plus beau jour de ma vie

C'est notre premier baiser

Baiser timide, baiser léger

à fleur de bouche

baiser inoubliable


Le plus beau jour de ma vie

c'est ton sourire qui me jetait sa lumière dans ce que je croyais noir et sombre

Ce sourire qui m'encourageait à combattre mes démons jusqu'en dans l'ombre

Parce que tu savais ce que j'avais trop peur de savoir

Parce que toi aussi tu avais envie de te battre

de te battre pour moi


Le plus beau jour de ma vie

Ce sont nos caresses

Caresses glissantes, caresses intimes

Un effleurement

Un choc

Une étreinte.


Le plus beau jour de ma vie

c'est lorsque j'ai enfin compris

Lorsque j'ai enfin compris

ce regard, ces mots, ces sourires et ces souffles parfois

Lorsque j'ai enfin compris que l'interdit ne vit que dans l'esprit

des gens prisonniers de leur propre bêtise.

Le plus beau jour de ma vie

c'est lorsque j'ai réellement pris conscience de cette attirance presque malgré moi

quand je t'ai laissé prendre feu dans mon regard

quand j'ai enfin nommé les mots

Embrassé tes sourires

et que je me suis laissé consumer dans ton souffle


Le plus beau jour de ma vie

C'est lorsque nous avons fait l'amour pour la première fois...

Et toutes les autres fois aussi

Bouche contre bouche

Peau contre peau

Instants profonds, puissants

où chaque seconde semble éternelle

où chaque seconde semble être la dernière

où chaque seconde...


Le plus beau jour de ma vie

ce sont ces brûlures sur ma peau

ces brûlures que tu as composées du bout de tes doigts

du bout de tes lèvres

et qui se sont emparées de mon corps jusqu'au plus profond de moi

qui se sont emparées de mon âme et qui s'embrasent toujours

avec rage

avec passion

me dévorant fiévreusement


Le plus beau jour de ma vie

C'est lorsque tu m'as dit « je t'aime »

et que je t'ai répondu « moi aussi »

tout simplement

Sans grands discours

Sans grandes phrases

juste « je t'aime »

Dans un regard, murmures de mots, un beau sourire, souffle enflammé


Le plus beau jour de ma vie

c'est lorsque l'on s'est dit oui

juste toi et moi

d'homme à homme

d'âme sœur en âme sœur

sans tous les autres

juste toi et moi

sans leurs mauvais regards, leurs mots blessants, leurs faux sourires

où leurs souffles de mépris bien trop souvent


Le plus beau jour de ma vie

Ce sont tous ces jours depuis toi

Ce sont tous ces jours avec toi

comme une promesse

comme la promesse

Et ce sont aussi tous ces autres jours qui suivront

Ce sont tous nos regards, nos mots, nos sourires

Ensemble, jusqu'à notre dernier souffle.


Cat 

10/09/2021


mardi 18 mai 2021

Pauvre fou

Sur ses cris, les flammes se sont embrasés, consumant ses mots, n'en laissant que des cendres. Des cendres fertiles d'où germent déjà les pesants silences. Il n'a suffi que de quelques larmes de souffrances pour les faire fleurir, et le souffle de sa respiration trop lente, pour qu'ils s'envolent et s'accrochent comme une gangrène, pourrissant ses chaires, dévorant ses entrailles, le laissant seul avec ses peurs, seul avec ses douleurs.

Son regard s'est figé dans le vide et son esprit, entre deux shoots, joue la folie pour fuir cette réalité et cracher sur son enfer, espérant l'illusion d'en calmer son brasier.

jeudi 8 mars 2018


 Elle avait les yeux rouges et le cœur renversé

Le sourire emporté
Au torrent de ses larmes
Qui jouaient le vacarme
Dans son crâne explosé

Elle avait les yeux rouges,
Le chaos dans son corps qui sursaute et qui bouge
Lui brisant un à un
Ses espoirs de demain

Elle avait dans ses chaires
Tous les mots déchirés
Ceux qu’on n’ose plus crier
Quand les poings écument l’air

Elle avait les yeux rouges et le bleu arc-en-peau
Quelques notes ecchymoses sur ses jambes et son dos
Elle avait les yeux rouges et le ciel en douleur
En dedans les étoiles qui s’éteignent et qui meurent

Elle avait les yeux rouges et le cœur fissuré

Les lèvres parfumées
Aux couleurs du sang
Qui traçaient le néant
Sur sa vie violentée

Elle avait dans son âme
Ce silence terrifiant qui fracture le temps
Le sinistre secret qui balafre la nuit en laissant cependant
Comme un souffle de vie, le soupir d’une femme

Et derrière ses yeux rouges… Les dernières cicatrices.


Cat - 08/03/2018

lundi 22 janvier 2018

L'homme des sables

Les larmes du désert
Que l’on écoute couler dans les rivières de sables
Nous racontent les dunes
Sous le pas de ces hommes
Aux sourires d’hier.

Les larmes du désert
Comme les mots de la pluie
Qui s’écrivent chaque jour
Sous la main de l’enfant
Qui s’accroche à demain.

Et le nomade

Il était le chemin que les autres rêvaient
Grain de sable soufflé sur les bords d’un poème
Il était ce scorpion qui glissait le Sahel
Aux mémoires des regards
Pour ne pas oublier.

Et lorsque la lune s’éclairait dans le ciel
Il lisait les étoiles
Qui fleurissent les histoires
Comme un conte de vie
Un conte d’espoir
En mille-et-une nuit.

Les larmes du désert
Petites gouttes de solitude
Une à une libérée
Une à une pour faire mille
Mille et plus dans le creux désertique
Mille et plus pour une oasis de vie.

Les larmes du désert
Qui se sont délivrées
De l’œil d’un dieu
Pour nourrir la terre
Des plus belles libertés.

Et l’enfant du désert

Au regard dessiné
Sous un voile bleuté
Comme un message de paix
Un reflet de lumière
Pour calmer les tempêtes
Celles qui viennent d’ailleurs
Celles qui viennent des hommes
Ceux-là même qui rêvaient autrefois…

Les larmes du désert.

¤ Cat ¤ 15/01/2018

vendredi 22 décembre 2017

Je voulais leur écrire quelques mots
Mais ma plume n’a trouvé que des larmes
Les larmes de ces enfants noyées dans le sang
Les larmes de leurs parents figées à jamais dans le temps
Je voulais leur écrire quelques mots
Parce que c’est bientôt noël
Et que sous leur sapin
Ils n’ouvriront pas leurs cadeaux
Je voulais leur écrire quelques mots
Des mots fragiles, des mots tristesse
Les mots d’un poète…

Juste quelques mots

Mais que sont les mots ?
Quand on est plus là pour les entendre ?

Je voulais
Pour me souvenir d’eux
Mais je sais que je les oublierais dans un coin de mémoire
Comme j’oublie l’enfant des guerres qui meurt si loin de chez moi
Mais je sais aussi qu’ils ne cesseront d’exister
Dans les cœurs de leurs proches
Ceux qui devront apprendre à vivre l’absence
Ceux qui devront combattre la douleur du manque
Je voulais leur écrire quelques mots…
Je voulais

Les barrières se sont fermées
Le train est reparti
Et les âmes des enfants
Main dans la main
Sur les rails d’un ailleurs.

¤ Cat ¤ 22/12/2017

mercredi 22 novembre 2017

Errance

Il avait beaucoup changé depuis qu’il avait été trahi. Lui, le saltimbanque d’un monde qu’il aimait piétiner de ses pas musicaux, le troubadour amoureux qui rêvait les couleurs sur les murs gris des villes. Il avait beaucoup pleuré aussi. Tout au début. Des larmes fragiles qui lui avaient laissées sur les lèvres les tempêtes salées des océans trop lointains, de ceux qu’il noyait le soir dans le profond de ses yeux. Il avait même pensé mourir une fois, mais la mort n’était pas mère nourricière et aujourd’hui, bien plus que jamais, il était affamé.

Il avait beaucoup changé. La souffrance qui s’était emportée jusqu’au cœur même de ses entrailles, s’était peu à peu figée dans la glace, ne laissant à son âme qu’une intense et amère froideur. Lui, le poète baladin qui savait pourtant réchauffer les sourires les plus tristes, ceux qui pensaient mourir dans les cœurs gelées.

Mais il avait été trahi. Et depuis ce jour-là, il ne comprenait plus le monde, n’en avait plus envie. Il s’était pensé indéracinable et il était à présent, gisant comme un arbre mort au milieu d’une forêt de mensonges. Un tronc se vidant peu à peu de sa sève de vie, mais qui, goutte après goutte, nourrira de sa haine les terres alentours. Celles-là même, qui l’avait vidé de sa confiance, alors qu’il y croyait encore.

Le bohème n’était plus, il avait laissé le vent lui murmurer « vengeance » et ne voulait plus entendre les cris de sa raison. Il avait quitté son chemin de vie où étaient enterrées aujourd’hui ses plus grandes valeurs et vagabondait à présent, seul, sur la grande route des revanches. Et à chacun de ses pas, lourds de mépris, une fleur mourait, ne laissant derrière elle qu’un parterre de croix.


Retourne-toi polichinelle de rue et vois le carnage désolant que ta haine a semé. Retourne-toi et lèves les yeux au ciel. Là-haut, les étoiles pleurent, celles que tu écoutais chanter et qui berçaient ton cœur les soirs de quiétude. Regarde-les et sèches leurs larmes avant qu’il ne soit trop tard.

¤ Cat ¤ 22/11/2017