Petit chat joueur de mots, je pelote mes poésies de caresses câlines et je griffe parfois pour défendre les maux. J'écris le "je", le "nous", le "vous" et je ronronne souvent sous l'effleure de ma plume. J'invente, je tente... Juste pour le plaisir.

Fines moustaches et libres pensées... Je guette la rime et vous partage mon petit coup de patte.

Je ne suis pas un écrivain... Je suis le chat "couseur de mots" et vous êtes... mes petites souris inspiratrices.

vendredi 12 mai 2017

Tu t’en vas, mais cette fois tu ne reviendras pas
Les fleurs sur le quai se sont fanées de ton absence
Et j’entends déjà au loin le cri de ma souffrance
Je n’y survivrais pas

Le train quitte la gare t’emportant avec lui
Vers ces terres lointaines, paysages de croix
Sur les rails mes larmes glissent tragiques dans le froid
Il n’y a plus aucun bruit

Je m’en vais à mon tour, je ne reviendrais pas
Les fleurs sur le quai ont refleuri nos souvenirs
Des flagrances d’un amour qui ne peut pas mourir
Et que j’emmène avec moi

¤ Cat ¤ 12/05/2017

mardi 21 mars 2017

A droite, au fond du couloir...

La mort…
Je l’ai cherché dans ces longs couloirs aux murs trop blancs
Ces murs que l’on voudrait « tagger » avec d’autres odeurs que celles de notre sang
Je l’ai cherché au milieu des bips gémissant et des effluves de désinfectants
Qui ne désinfectent plus guère que nos larmes dans nos regards fuyants
Cette mort…
Je l’ai cherché entre les cris d’une douleur qu’on ne veut plus réprimer
Je l’ai cherché pour ne pas avoir à vous murmurer ces souffrances que je voulais vous cacher
La mort
Je l’ai cherché
Je ne l’ai pas trouvé
Du moins… Pas encore.
Alors je tourne en rond
Je tourne en rond dans ma cage suspendue aux tragiques perfusions
Je tourne en rond et je m’accroche les veines sur les aiguilles qui crachent leur poison
Qui crachent leur venin comme se crachent nos vieux démons
Sur les parterres fragiles d’un vieux refrain de désespoir
A moins que ce ne soit plutôt sur les brancards de « l’inespoir »
Et je dégueule demain comme je dégueule mes souvenirs
Pour ne plus avoir à les rêver dans le miroir du devenir.
Le visage enfoncé dans le moelleux d’un coussin où j’aimais me poser
Je tente d’étouffer toutes mes réflexions insensées
Mais je devrais savoir qu’on ne tue pas nos nombreuses pensées
Que ce sont elles, bien au contraire, qui nous torture avant de nous tuer
La mort, je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé
Alors j’avorte chaque jour de ces douleurs que je ne voulais pas toucher
En vomissant le noir goudron des centaines de cigarettes fumées
En vomissant jusqu’aux poumons qui voulaient juste respirer
Et puis j’ai fini par abandonner
J’ai raccroché les fils cassés pour m’enlacer à ma réalité
Aujourd’hui encore, j’endure ma haine pour ne plus avoir à me pleurer
J’attends la mort dans ce mouroir plein à craquer.

¤ Cat ¤ 21/03/2017

mercredi 22 février 2017

Goutte d’hiver en errance sur le chemin de mes veines figées
Un parfum de chrysanthèmes chuchote le silence sur ma peau nécrosée

Photo Cat : Longes (69)
Mon corps a froid…

Les rêves ne sont plus
Les larmes des rivières se sont tues
Et l’oiseau a disparu
Sous les tonnes de prières que les lèvres ont pendues

Sur les pierres d’autrefois

Flagrance de noir en brume sous le gris de mes paupières
Je dors l’éternel, l’âme froissée, entre les draps de la Terre.

¤ Cat ¤ 22/02/2017

samedi 18 février 2017

Larmes de sel sur la coque du navire
Dessinée dans les eaux par un souffle océan
Vagues de sueurs en pourlèche pour séduire
Le haut de son mât qui s’accroche dans le vent

Une tempête de baisers
Sur la voile perlée
Et une ancre jetée
Sur la poupe mouillée

Vogue le bateau pour atteindre le ciel
Et finis ton naufrage sur les plus belles terres
Vogue le bateau et laisse-toi naviguer au doux chant des charnelles
Les sirènes enveloppées dans les draps de la mer.

¤ Cat ¤ 18/02/2017

samedi 11 février 2017

Elle voulait l’aimer encore, mais la Mort l’avait trop vite rattrapé. A moins que ce ne soit-elle qui s’était laissé dépasser, lasse de courir sur ces chemins chimériques que la Lune, elle-même, n’éclairait plus dans ses rêves. Lasse de courir au bord du précipice qui vous « écho » sans cesse de vous laisser tomber. Lasse de courir… Courir au rythme d’un métronome cassé, courir après le temps qui ne vous accorde pas une seconde. Courir à s’en brûler les poumons et se cracher en mille tessons d’étoiles dans un ciel trop gris. Courir pour être la première. La première à mourir. Et pourtant, elle aurait tant voulu l’aimer encore. Mais l’amour s’était essoufflé de la voir courir trop vite. Il était resté seul sur le bord de son cœur sans issue à tourner en rond, comme un fou dans sa cage d’illusions. D’illusions troublées par ces vérités mensongères qui suintaient des gueules trop bien costumées.
Elle aurait voulu l’aimer encore, lui, qui faisait les cent pas devant la porte de son piteux état. Elle aurait voulu se retourner et courir dans l’autre sens. Le sens interdit. Celui que personne n’osait vraiment frôler. Elle aurait voulu se retourner… Mais elle s’était laissé dépasser et c’était les pieds en sang, qu’elle avait atteint ce point de non-retour. Sans pouvoir l’aimer encore.
Du haut de sa falaise, elle regardait les autres courir. Courir après le temps, courir dans le vide, courir pour mourir. Jamais à contre-sens. Et l’Océan, de continuer de vivre dans l’œil du perdant qui mâchait ses sourires sur la ligne d’un départ qu’il ne voulait plus prendre. Et l’Océan, qui coulait ses vagues salées sur son corps fatigué d’avoir couru bien trop longtemps. Son corps vieillit de ces années perdues à toujours vouloir aller plus vite. Le corps violé des tragédies d’un monde réel qu’elle avait pensé oublier dans cette course contre la montre.
Elle ne pourrait donc plus jamais l’aimer comme elle ne pourrait plus jamais lui dire qu’elle l’avait vraiment aimé… Avant… Avant qu’elle ne commence à courir. A courir pour rien.
Pourtant… Pourtant, elle espérait qu’il avait entendu sa prière. Une prière chuchotée dans le vent, entre deux inspirations, entre deux expirations, au moment même où elle avait décidé de se laisser dépasser. Un point de côté pour lui rappeler qu’elle devait s’arrêter pour l’aimer encore avant qu’il ne soit trop tard. Bien qu’il fût déjà trop tard. Une prière murmurée dans le triste chant d’un électrocardiogramme qui jouait sa toute dernière note. Tragique.
C’est parce qu’elle voulait l’aimer encore, qu’elle espérait ses poussières soufflées sur les routes de son cœur. Ces routes-là, sur lesquelles elle n’aurait plus jamais à courir.

¤ Cat ¤ 11/02/2017

mardi 31 janvier 2017

Dans le vase, les fleurs ont fané.
Larmes de pétales sur la table encore encombrée des restes du petit-déjeuner.
Le temps ne s’est pas figé
Et même si les aiguilles de la petite horloge murale ont arrêté de tourner
Même si le coucou ne sort plus sa tête pour essayer de chanter
Le temps continu d’avancer.
Sur le carrelage blanc, quelques gouttes de sang séché
L’encre de la vie comme une dernière esquisse dessinée
Les corps ont déjà froid, deux sont recroquevillés
Et les trois autres, aux murs sont adossés.
Dans la mort, ils se sont endormis, n’ont pas pris le temps de rêver
Et dehors la pluie continue de tomber.
Dans le vase, les fleurs ont fané
Enterrant leur parfum sur les cadavres putréfiés
Le temps ne s’est pas figé
Mais l’obscurité s’est déjà déposée…
Sur nos paupières fermées.

¤ Cat ¤ 31/01/2017

mercredi 18 janvier 2017

L'hiver a froid sous son grand manteau blanc
Il pleure le silence aux solitudes d'un vieux banc
Larmes de flocons
Un baiser d'eau
Comme un frisson
A fleur de peau
L'hiver a froid et glace ton absence
Je manque de toi... Frimas en souffrance.

¤ Cat ¤ 18/01/2016