Petit chat joueur de mots, je pelote mes poésies de caresses câlines et je griffe parfois pour défendre les maux. J'écris le "je", le "nous", le "vous" et je ronronne souvent sous l'effleure de ma plume. J'invente, je tente... Juste pour le plaisir.

Fines moustaches et libres pensées... Je guette la rime et vous partage mon petit coup de patte.

Je ne suis pas un écrivain... Je suis le chat "couseur de mots" et vous êtes... mes petites souris inspiratrices.

jeudi 8 mars 2018


 Elle avait les yeux rouges et le cœur renversé

Le sourire emporté
Au torrent de ses larmes
Qui jouaient le vacarme
Dans son crâne explosé

Elle avait les yeux rouges,
Le chaos dans son corps qui sursaute et qui bouge
Lui brisant un à un
Ses espoirs de demain

Elle avait dans ses chaires
Tous les mots déchirés
Ceux qu’on n’ose plus crier
Quand les poings écument l’air

Elle avait les yeux rouges et le bleu arc-en-peau
Quelques notes ecchymoses sur ses jambes et son dos
Elle avait les yeux rouges et le ciel en douleur
En dedans les étoiles qui s’éteignent et qui meurent

Elle avait les yeux rouges et le cœur fissuré

Les lèvres parfumées
Aux couleurs du sang
Qui traçaient le néant
Sur sa vie violentée

Elle avait dans son âme
Ce silence terrifiant qui fracture le temps
Le sinistre secret qui balafre la nuit en laissant cependant
Comme un souffle de vie, le soupir d’une femme

Et derrière ses yeux rouges… Les dernières cicatrices.


Cat - 08/03/2018

lundi 22 janvier 2018

L'homme des sables

Les larmes du désert
Que l’on écoute couler dans les rivières de sables
Nous racontent les dunes
Sous le pas de ces hommes
Aux sourires d’hier.

Les larmes du désert
Comme les mots de la pluie
Qui s’écrivent chaque jour
Sous la main de l’enfant
Qui s’accroche à demain.

Et le nomade

Il était le chemin que les autres rêvaient
Grain de sable soufflé sur les bords d’un poème
Il était ce scorpion qui glissait le Sahel
Aux mémoires des regards
Pour ne pas oublier.

Et lorsque la lune s’éclairait dans le ciel
Il lisait les étoiles
Qui fleurissent les histoires
Comme un conte de vie
Un conte d’espoir
En mille-et-une nuit.

Les larmes du désert
Petites gouttes de solitude
Une à une libérée
Une à une pour faire mille
Mille et plus dans le creux désertique
Mille et plus pour une oasis de vie.

Les larmes du désert
Qui se sont délivrées
De l’œil d’un dieu
Pour nourrir la terre
Des plus belles libertés.

Et l’enfant du désert

Au regard dessiné
Sous un voile bleuté
Comme un message de paix
Un reflet de lumière
Pour calmer les tempêtes
Celles qui viennent d’ailleurs
Celles qui viennent des hommes
Ceux-là même qui rêvaient autrefois…

Les larmes du désert.

¤ Cat ¤ 15/01/2018