Petit chat joueur de mots, je pelote mes poésies de caresses câlines et je griffe parfois pour défendre les maux. J'écris le "je", le "nous", le "vous" et je ronronne souvent sous l'effleure de ma plume. J'invente, je tente... Juste pour le plaisir.

Fines moustaches et libres pensées... Je guette la rime et vous partage mon petit coup de patte.

Je ne suis pas un écrivain... Je suis le chat "couseur de mots" et vous êtes... mes petites souris inspiratrices.

lundi 29 août 2016

Les portes des églises se sont ouvertes dans un cri
Gueules béantes aux sermons acérés

Fuyez !
Fuyez pauvres diables !

Elles vomissent vos âmes et crachent vos pensées
Sur les pavés froids d’une ville endormie.
Fuyez !
La foi n’est plus que larmes de sang dans les regards de pierre,
L’espoir n’est plus que cendres sur l’autel désert.

Fuyez !
Fuyez aussi loin que vous le pouvez…
Mais il est sans doute déjà trop tard !

Les cloches sont muettes et pleurent le silence dans un ciel oublié
Les Dieux se sont entretués.

Fuyez… La bête est réveillée !

¤ Cat ¤ ©

mardi 23 août 2016

"Je t'offre un bout de peau pour que tes mains se rappellent à nos caresses. Au fleurir d'un grain, quand picotent les frissons sous le doux de tes doigts (...)"

¤ Cat ¤

vendredi 1 juillet 2016

En libre oiseau

C’est un jour tristesse, un jour trop gris
De ceux qui « brument » nos matins au rythme des mélancolies
C’est un jour comme ça, un jour de grand brouillard
Que mes pas lourds se sont jetés sur les pavés du mot hasard
Je t’ai laissé seule dans ton lit, à moitié nue et endormie
Je t’ai laissé et sans un bruit, je suis parti rêver mes nuits

Sur mes chemins de liberté
J’entends souvent tes larmes coulées
Comme l’océan claque ses maux en colères froides sur les bateaux
Ou que « cascadent » tes cheveux sur tes épaules et sur ton dos
Je les entends glisser… En bord de lèvres s’écraser
De celles que j’ai tant murmurées dans les frémis de nos baisers

Je sais, je t’ai abandonné
Pour me crier en va-nu-pieds
Parce que j’ai peur de ces silences qui nous enferment dans nos souffrances
Et parce que vivre ton absence me fait moins mal qu’indifférences
Pourtant je t’aime à en crever et t’aimerais l’éternité
Mais j’ai besoin de respirer mille autres choses que verbe « aimer »

Lève les yeux…  Je suis l’oiseau
En bout de plume j’écris ton nom sur le fragile de ma peau
Et sur ma route, mille arcs-en-ciel, mille poésies
Mille et une âmes qui vagabondent en perles de vie
Je suis l’oiseau, belle hirondelle ou noir corbeau
Je suis l’oiseau et je suis libre de mes mots

Et quand le soir parfois « m’obscure »de pensées noires
Quand l’océan reflète le doute dans mon miroir
Je vois la lune se dessiner de ton sourire
Et les étoiles jouées de ton grain dans un soupir
Quand le cafard vient susurrer dans ma mémoire
Je lis tes courbes dans le vieux livre de notre histoire

Dans mon désert d’errance souvent j’ai froid
Pourtant je sais que je ne reviendrais pas vers toi
Je t’ai volé ton doux visage que j’ai gravé dans mes prunelles
Et qui se cache en souvenirs pour me rappeler que tu es belle
Je t’abandonne aux bras de l’autre qui t’aimera bien mieux que moi
Mais je te garde sur mon chemin que je piétine en hors-la-loi.

¤ Cat ¤ 01/07/2016

mardi 28 juin 2016

Il avait perdu la tête...
Les secrets déterrés puaient un passé qu'il avait voulu glisser dans l'obscur cimetière de sa mémoire déchirée.
Toutes ces années, on lui avait menti.
Toutes ces années... Pour rien.
Il existait mille façons de mourir. Pourtant, on l'avait assassiné bien avant sa naissance.
Alors pour oublier, il avait effacé ses souvenirs à coups de lames tranchantes et figé les regards morts dans le creux de son âme.
Certains n'avaient pas compris. D'autres n'en avaient pas eu le temps. La seule qui avait deviné avait été sa mère. Et c'est en lui offrant un dernier sourire, comme un pardon, qu'elle avait, elle-même plonger la lame étincelante dans sa gorge fragile pour laisser s'écouler sur sa robe blanche, ce qu'elle savait comme un sang mauvais.
Il s'en était allé, sans se retourner, sans même l'embrasser une dernière fois. Il s'en était allé parce qu'il ne lui pardonnait pas.
On l'avait rendu fou et cette folie avait pris place sur l'échafaud.
Et comme un fou, il a crié COUPABLE.
Et comme un fou... Il a perdu la tête.

¤ Cat ¤ 28/06/2016

vendredi 17 juin 2016

Et nous nous retrouverons dans nos silences
Muets de ces cris qui dormaient sur nos lèvres
Comme deux enfants échappés du zoo de la vie
Nous nous retrouverons
En bord de précipice

Aveugles d’une lune sanglante
Face à face
Nous compterons les étoiles dans nos têtes
Déprimées

Nous nous retrouverons

Et sourds des murmures de la terre
Le vide tout autour de nous
Sur le fil d’un rasoir trop aiguisé
Nous nous trancherons les restes de nos pensées

Nous nous retrouverons sur la plus haute falaise
Le vent en puissante bourrasque
Pour nous empêcher de sentir
De respirer

Odeur exquise d’une mort certaine

Mais il nous restera le toucher
Et nous nous ressentirons en bout de peau
En bout de main
Nous nous retrouverons alors
Et nous ferons l’amour
Celui de l’interdit
Celui du grand vertige
Avant de s’envoler
Libres
Libres et reposés

Avant de s'envoler
Et de mourir
L’un en l’autre
Dans nos silences.

¤ Cat ¤ 17/06/2016

vendredi 10 juin 2016

Souvenirs... Ou pas !

Je me souviens des silences qui vomissent le soir
Des fantômes qui frôlent la trop faible lumière des couloirs
Je me souviens…
Et ces draps blancs qui m’écorchent la peau
De leurs frêles caresses en vilain jeu de maux

Je me souviens du tragique grincement des chariots
Qui « sourdine » mes tympans en écho de cerveau
Je me souviens…
Et l’odeur de la mort qui lacère mes narines
Entre mille sueurs et deux flaques d’urine

Je me souviens de tous ces sourires des personnes que je ne connais pas
Et je vois dans leurs yeux les larmes fragiles de ce que je ne comprends pas
Je me souviens des baisers sur mon front qui n’effleure pas mon âme
Parce que je ne sais pas, je ne sais plus et que je me fiche de mes drames

Je me souviens…

Je me souviens de demain parce qu’hier n’est plus
Et qu’aujourd’hui mon regard dans l’oubli s’est perdu

Je me souviens…
Je me souviens que je ne me souviens plus.

¤ Cat ¤ 09/06/2016