Petit chat joueur de mots, je pelote mes poésies de caresses câlines et je griffe parfois pour défendre les maux. J'écris le "je", le "nous", le "vous" et je ronronne souvent sous l'effleure de ma plume. J'invente, je tente... Juste pour le plaisir.

Fines moustaches et libres pensées... Je guette la rime et vous partage mon petit coup de patte.

Je ne suis pas un écrivain... Je suis le chat "couseur de mots" et vous êtes... mes petites souris inspiratrices.

mardi 8 septembre 2015

Les larmes des forêts

Et demain s’envoleront les forêts. Ne laissant à la terre que ses racines de chairs. Nous serons tous pendus aux déchets de nos vies et nous pourrirons nos carcasses dans le feu des enfers. Nos vertes prairies en charbon consumé, fumeront nos pensées que nous cracherons au silence des mers, comme nous tousserons nos cancers dans le froid de l’hiver.
Les arbres s’oublieront au céleste éphémère, que l’humain trop pressé, à changé en poussière. Et la terre brûlée chantera ses souffrances sous nos pas fissurés aux gerçures carnassières. Nous serons les cadavres vulgaires, entassés comme des fous dans la gueule des misères, qui s’apprêteront au festin sur l’autel de nos vaines prières.
Nos enfants, impuissants, « larmeront » leurs regards desséchés quand l’adieu des forêts  glissera l’univers dans un souffle de verre. Ils s’arracheront les masques à oxygène, les testaments retrouvés sous les cendres des guerres. Ils s’arracheront l’héritage funeste de leurs pères, ces hommes inconscients à la conscience meurtrière.
Dans des boites de conserves, quelques ridicules petites bulles d’air, se vendront au marché noir sous l’œil engraissé d’un vieux vers de terre.
Les autres. Les autres dormiront sous les cartons souillés aux parfums nucléaires que les vieux, plus fragiles, vomiront en tumeurs rancunières. Et de temps en temps, un shoot de lumière dans nos veines goudronnées, une dose suicidaire de ce que nous avons massacrés. Et de temps en temps, nous vivront la forêt, dans nos rêves effacés aux nombreux jets de pierres. Souvenirs irréels de ces matins vivants où la forêt ne savait pleurer que la douce rosée.

Et de temps en temps… La main sur le revolver.

¤ Cat ¤ 08/09/2015
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